La Cité internationale de la gastronomie et du vin sera créée sur un site remarquable de 6,5 hectares, occupé jusqu’au printemps 2015 par les services du CHU.

Huit siècles d’histoire

En 1204, à un endroit qui était à l’époque une île sur l’Ouche, fut créé un hôpital spécialement dédié aux enfants abandonnés. Cet établissement voulu par le duc de Bourgogne Eudes III, alors baptisé « hôpital du Saint Esprit », allait, pendant 8 siècles, abriter les services de « l’hôpital de Dijon ». L’hôpital se développe avec la construction d’une grande salle des malades en 1504, puis de nouveaux bâtiments au XVIIe siècle. Il prend le nom d’hôpital Notre-Dame de la Charité, puis, sur volonté de Louis XIV, accueille « l’hôpital général » de Dijon. De nouvelles constructions sont réalisées au XIXe siècle ; la grande chapelle est notamment créée à l’emplacement d’une partie de l’ancienne salle des malades, dans les années 1840. En 1905, l’hôpital de Dijon est l’un des tout premiers laïcisés en France… Après le départ des militaires vers le nouvel hôpital Hyacinthe-Vincent en 1935, la construction du site du Bocage est lancée en 1947. Dès lors, les services du CHR puis du CHU seront répartis entre les deux sites, jusqu’à l’aboutissement du projet d’extension de l’hôpital du Bocage, actuel hôpital François-Mitterrand, dans les années 2000.

Un patrimoine à préserver et à valoriser

De la longue histoire de l’hôpital général, subsistent des bâtiments du XVIIIe siècle qui seront rénovés pour accueillir la Cité internationale de la gastronomie et du vin, ainsi que quelques éléments architecturaux protégés au titre des monuments historiques

La chapelle Sainte Croix de Jérusalem

La chapelle Sainte-Croix de Jérusalem (1459) est classée ; elle abrite notamment un groupe sculpté représentant une mise au tombeau, classé en 1909.

L’apothicairerie (1644) a conservé ses remarquables meubles en bois, qui ont été retirés du site pour être conservés dans des conditions optimales ; elle contient une remarquable collection de pots à pharmacie en faïence datant du XVIIIe siècle.

La copie du puits de Moïse sera préservée sur le site et positionnée à proximité de la chapelle.

L’apothicaireie

La copie du Puits de Moïse

La grande chapelle

Les informations historiques sur l’hôpital général figurant sur cette page sont tirées de l’ouvrage L’Hôpital général de Dijon, 8 siècles d’histoire hospitalière, publié par le CHU et l’agence régionale de santé de Bourgogne, décembre 2014 (prix public : 4 €).

Une cité au cœur de la ville

La Cité internationale de la gastronomie et du vin sera située au point de départ de la route des grands crus, voie royale pour découvrir les Climats du vignoble de Bourgogne inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Le périmètre des Climats, qui feront l’objet d’une présentation dans la grande chapelle, inclut le secteur sauvegardé de Dijon, que l’on découvre à pied au départ de la Cité internationale de la gastronomie et du vin en empruntant la rue Monge, qui sera rénovée pour devenir un espace de flânerie touristique et commerciale.

Des itinéraires d’accès piéton seront clairement fléchés : vers la gare par le jardin botanique, qui, de son côté, prépare un projet visant à valoriser les plantes aromatiques et les cépages viticoles de la région ; vers le lac par la coulée verte le long de l’Ouche.
L’accès en tramway (ligne T2) et en bus (lignes L4 et L5, B12 et B18, Express) sera renforcé grâce à l’implantation à « Monge » du terminus de la navette électrique gratuite de centre-ville DiviaCity, qui facilitera la connexion avec le cœur de ville.

Le stationnement sera possible dans un parking silo de 500 places qui sera construit au pied du rempart Miséricorde.

La Cité internationale de la gastronomie et du vin, grâce notamment à sa « chapelle des Climats », suscitera chez les visiteurs l’envie de parcourir la route des grands crus de Bourgogne, qui démarre précisément à hauteur du site de l’ancien hôpital général. Cette route pourra être visitée en voiture mais aussi à vélo ou en navette au départ de la Cité.